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Pourquoi la Belgique a autorisé l'euthanasie d'une femme de 23 ans en bonne santé physique?

Image d'illustration. | Pixabay

Qui a le droit d’être aidé à mourir? En Belgique, l’euthanasie d’une femme de 23 ans ravive le débat. Son âge et le fait qu’elle n’était pas en fin de vie, mais victime d’une douleur psychique jugée intolérable, questionnent.

Six ans après, à l’aube du procès qui se déroulera en novembre prochain, les attentats de Bruxelles ont fait une 33e victime. Shanti De Corte, rescapée belge de 23 ans a choisi l’euthanasie pour mettre fin aux stigmates psychiques laissés par l’événement. Si la jeune Flamande avait survécu aux explosifs actionnés dans le hall des départs de l’aéroport de Bruxelles Zaventem en 2016, c’est une bombe à retardement qui l’a finalement touchée, celle du stress post-traumatique.

Pourquoi on s’y penche. Révélée ce mois-ci par la RTBF, l’histoire secoue la Belgique et questionne son modèle d’euthanasie. En cause, un organe de contrôle à l’indépendance controversée et une définition élargie des conditions d’accès à l’euthanasie débattue. Comme Shanti De Corte, 362 patients psychiatriques ont été euthanasiés dans le pays depuis 2002.

Mais sur quels critères peut-on affirmer qu’une affection psychiatrique est incurable? L’euthanasie est-elle opportune pour des patients dont le symptôme majeur est précisément de vouloir mettre fin à leurs jours?

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