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Pourquoi l’exemple japonais inspire la task force scientifique suisse

Deux employés du stade de baseball de Yokohama vérifient qu'un supporter a bien installé l’application Cocoae (équivalent japonais de SwissCovid) dans son Smartphone avant d'assister à un match, à l'entrée du stade, le vendredi 30 octobre 2020. | Keystone / AP /Hiro Komae

La Suisse a perdu le contrôle de l’épidémie. Comment le reprendre et vers quel pays se tourner pour un modèle transposable? Dans cette série de trois articles, Heidi.news dresse le diagnostic, propose un remède de cheval pour repenser la stratégie de traçage des contacts et vous emmène au Japon.

3/3 L’exemple japonais. La proposition de la task force pousse à évaluer l’épidémie selon un modèle de traçage permettant d’agir en aval et en amont (forward-backward tracing), à une échelle quasi industrielle. Disposer d’un outil permettant d’identifier les clusters, comme le font de nombreux pays asiatiques, dont le Japon, est très utile.

De quoi on parle. La stratégie japonaise, adoptée le 6 avril, s’est montrée efficace jusqu’à présent pour éviter le retour de l’épidémie. Elle se base sur trois piliers, baptisés les trois C pour:

  1. Close-contact settings: contacts rapprochés,

  2. Crowded place: lieux densément fréquentés,

  3. Closed space: espaces fermés.

Ces trois situations présentent toutes un risque épidémique important, comme l’expliquait en juillet Yasutoshi Nishimura, ministre en charge de la réponse à Covid-19 dans l’archipel. De là, ils ont adopté une stratégie de traçage permettant d’agir en aval et en amont que connaît bien Antoine Flahault, épidémiologiste, directeur de l'Institut de santé globale à l'Université de Genève et membre de la task force scientifique de la Confédération. Entretien

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