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Pourquoi il est difficile d'évaluer correctement le burn-out en Suisse

Image d'illustration vectorielle. | Shutterstock

La NZZ am Sonntag a publié dimanche 12 janvier un article sur l’explosion des cas d’arrêts de travail pour cause de burn-out depuis 2012 dans le pays. Les chiffres se basent essentiellement sur des statistiques inédites provenant de deux assurances: PK Rück (réassurance des caisses de pension) et Swica (assurance-maladie). Selon PK Rück, les absences professionnelles pour problèmes psychiques ont augmenté de 70%. Dans six cas sur dix, l’épuisement professionnel ou la dépression sont en cause. Selon Swica, les arrêts pour maladie mentale sont en augmentation de 50% depuis 2012.

Pourquoi c’est difficile à évaluer. En Suisse, le burn-out n’est pas reconnu comme maladie professionnelle. Il est souvent considéré comme une dépression et, dans ce cas, pris à charge par l’assurance-maladie. Le Conseil fédéral estime que des facteurs personnels peuvent également être en jeu. Il est donc difficile de tirer des statistiques pertinentes sur la survenue du burn-out. Le 9 octobre 2019, le Job Stress Index indiquait que 27% des actifs du pays étaient exposés au risque d’épuisement professionnel et que ce taux était en faible hausse par rapport à l’année précédente.

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Lire l'article de la NZZ am Sonntag (DE)

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