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Pour être efficace, la relance économique face à la pandémie doit parier sur l’équité

Professeur à l'EPFL et ancien numéro deux de la BNS, Jean-Pierre Danthine prend la plume avec quatre autres économistes pour préciser l'action économique de l'Etat vis-à-vis de la pandémie. | Keystone / Pablo Gianinazzi

Dans une tribune publiée le 28 mars dans 24 Heures, les professeurs de HEC Lausanne, Jean-Philippe Bonardi, Marius Brülhart, Eric Jondeau, Dominic Rohner ainsi que Jean-Pierre Danthine, ancien numéro deux de la Banque nationale suisse (BNS) et professeur à l’EPFL, expliquent à quoi devrait ressembler l’action économique de l’Etat vis-à-vis de la crise déclenchée par l’épidémie de coronavirus. En substance, ils sont favorables à une intervention très généreuse de l’Etat, facilitée en Suisse par la bonne santé des finances publiques. Mais ils plaident aussi pour des actions plus ciblées tenant compte de la situation particulière de chaque secteur autant pour des raisons d’équité que d’efficacité.

Pourquoi c’est important. Les mesures de confinement prises pour ralentir la progression de l’épidémie génèrent l’effondrement des ventes et dans la foulée des problèmes de liquidités pour payer les salaires et supporter leurs coûts par les entreprises. Face à cela, l’action massive de l’Etat pour substituer avec de l’argent public ces fonds évaporés est d’autant plus justifiée qu’il bénéficie de meilleures conditions pour emprunter. Pour autant, la distribution de fonds forcément issus d’emprunts massifs (parfois appelé Corona bond) ressemble encore trop à la politique de l’arrosoir. Il semble logique de les attribuer en fonction des différentes manières dont les acteurs économiques encaissent le choc comme de leurs capacités à rebondir plus ou mons vite une fois la crise passée.

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