| | Reportage

Pour des centaines de familles genevoises, la précarité n'est pas une parenthèse

Les familles font la queue en surplomb de l'avenue Vibert, à Carouge, pour recevoir une aide alimentaire, le mardi 16 juin. | Heidi.news, DR

«J’ai cru un moment que la distribution de nourriture allait s’arrêter. Et je me suis dit “Mon Dieu comment allons-nous vivre?”» Gabriela est désormais rassurée. Des sacs remplis de lait, fruits, légumes et de couches pour bébés sont accrochés à la poussette de son petit dernier. Cette Hondurienne qui vit depuis 12 ans dans le quartier des Acacias, à Carouge, fait partie des 700 familles précaires qui reçoivent ce mardi de juin une aide alimentaire des Colis du cœur. L’association était mobilisée pendant la crise avec des bons alimentaires, elle entame désormais une distribution plus traditionnelle.

Pourquoi on en parle. En seulement quelques mois, les familles aidées par l’association des Colis du cœur sont passées de 3500 à 14’000. La crise a simplifié le processus d’enregistrement et de nombreuses familles ont été recensées lors des distributions alimentaires d’urgence aux Vernets. Cette précarité dans la «ville des banquiers» — mais aussi des ONG humanitaires — en a surpris plus d’un. Et si la page de la crise semble se tourner, ces familles sont quant à elles loin d’en voir le bout.

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