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Plafonner le revenu des patrons d'assurances-maladie: un geste symbolique qui ne sert à rien

Image d'illustration. | Shutterstock / Jirsak

Le Conseil national veut plafonner les rémunérations des membres des directions et des conseils d'administration des assurances-maladie. A l’origine du vote sanction du 14 septembre? Une alliance UDC-PS. Qualifiés d’«indécents» et de «choquants», les salaires de ces patrons sont régulièrement la cible du Parlement. Ce fut déjà le cas en 2016 et en 2018. Reste à savoir si un plafond à 250’000 francs (2e pilier et prestations accessoires comprises) pour les directeurs et 50’000 francs pour les administrateurs permettra réellement de faire baisser les primes.

Pourquoi c’est juste symbolique. Etablir une corrélation entre les salaires des dirigeants des caisses maladie et les primes payées par les assurés représente un jeu politique éculé, mais efficace pour marquer les esprits et s’afficher en tant que parti qui «agit». Sauf que les coûts de la santé s’élèvent à 84 milliards de francs dans le pays, dont quelque 32 milliards sont à charge de l’assurance obligatoire des soins (AOS), donc des primes. 50 assurances-maladie sont actives dans l’AOS et l’ensemble de leurs frais administratifs représentent 4,9% des primes. Frais administratifs incluant les rémunérations des CEO qui représentent une part infime. Autant le dire tout net, même s’ils travaillaient gratuitement, on ne verrait pas la différence sur nos primes.

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