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Comment s'explique l’énorme différence de décès Covid-19 entre Latins et Alémaniques?

Chart: Heidi.News, nor/mir; Source: Johns Hopkins University & Medicin

Le quotidien zurichois Blick titrait de manière un peu provocatrice le 19 avril qu’un «Corona-Graben» divise le pays. Regroupés par région et rapportés au nombre d’habitants, leurs chiffres montraient qu’en Suisse romande, on mourrait quatre fois plus du coronavirus qu’en Suisse alémanique. Au Tessin: six fois plus. Cette conclusion, reprise par plusieurs médias romands, émane d’une interprétation biaisée des chiffres des cas décédés par canton fournis par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Mais que disent véritablement ces chiffres? Quelles sont leur pertinence et leurs limites? Et comment expliquer les apparentes différences régionales qui marquent notre pays? Analyse.

Pourquoi c’est intéressant. Les mesures d’hygiène et de (semi-) confinement mises en place en Suisse ont retardé la propagation du coronavirus. Au contraire de la grippe saisonnière, le virus ne se répand pas aussi uniformément et rapidement dans tout le pays, laissant apparaître des situations régionales contrastées. Mal interprétées, ces différences statistiques pourraient attiser les tensions entre les habitants du pays, être utilisées à des fins politiques et mener à des plans de sortie de confinement régionaux pas forcément en ligne avec l’intérêt du pays dans son ensemble. L’analyse des différents facteurs livre quant à elle des informations épidémiologiques et sociologiques intéressantes. La thématique reste néanmoins complexe et la simplification trompeuse.

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