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Ouverture des frontières: une Europe rouge, orange et verte

Les mesures d'urgence restreignant la circulation prises par les différents pays européens (voir en entier plus bas). /Frontex

Par 129 voix pour et 49 contre, le Conseil national a adopté, mercredi 6 mai, la motion de la commission de politique extérieure demandant au Conseil fédéral d’établir la feuille de route de la réouverture des frontières. Ce dernier a prévu qu’elle se fera par étapes à partir du 11 mai. Elle se complique toutefois de la nécessité de se coordonner avec les autres pays en commençant par ceux voisins de l’espace Schengen. Ce n’est pas gagné.

Pourquoi c’est compliqué. L’économie suisse n’est pas seulement fortement pénalisée par le semi-confinement du pays mais par la situation des autres pays. Les exportations contribuent à 40% du PIB. Les touristes étrangers génèrent le tiers des recettes (17 milliards de francs) de la branche. Le pays emploie 330’000 frontaliers. Si l’on ajoute à cela l’intégration du pays dans l’économie mondiale avec les nombreux employés de ses multinationales qui ne peuvent plus voyager et les difficultés à se retrouver des très nombreuses familles ayant des membres dans d’autres pays, la question de la réouverture des frontières est cruciale pour un pays qui représente à lui seul 10% des passages de frontières dans l’espace Schengen. Qu’est-ce qui se dessine?

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