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Moins fiables, les autotests serviront avant tout à identifier de potentiels «superpropagateurs» 

En Autriche, ici à Vienne, les autotests sont utilisés par les écoliers et les enseignants depuis mi-janvier. | Keystone / APA / Anja Oberkofler

Récemment promus troisième pilier de la stratégie suisse de dépistage du Covid-19, les autotests devraient être disponibles gratuitement en pharmacie dès le mois d’avril. Un délai avancé par l’OFSP mais qui paraît serré, puisqu’à l’heure actuelle aucun modèle n’a encore été validé par la Confédération. La Suisse espère que ces autotests - antigéniques comme les tests rapides réalisés en pharmacie - permettront de limiter les transmissions au sein de la sphère privée. L’Autriche, l’Allemagne et le Royaume-Uni, notamment, ont déjà adopté ce mode de dépistage qui permet de se tester soi-même et d’obtenir le résultat rapidement, sans passer par un laboratoire.

Pourquoi c’est audacieux. A la différence des tests antigéniques nasopharyngés, les autotests consistent en un prélèvement réalisé au niveau antérieur de la narine ou dans la bouche. Pratique, peu coûteux et moins invasif, ce test est également moins sensible et moins spécifique. Le risque de faux négatif et de faux positif étant considérable, il s’agira pour la Confédération de convaincre la population de continuer à respecter les gestes barrières en cas de résultat négatif et de se faire absolument dépister par PCR en cas de résultat positif. Autre défi à l’horizon: les cas négatifs ne seront pas remontés à l’OFSP et influenceront par conséquent le taux de positivité, un important indicateur épidémique.

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