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EXCLUSIF – Moderna et la Suisse: la genèse d’une lune de miel

Stéphane Bancel, CEO de Moderna, est aussi passé par la case des jeunes leaders globaux du forum de Davos. | Moderna

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Depuis 1854, l’hôtel Métropole, le seul palace de la rive gauche genevoise, en aura vu passer des conférences destinées aux investisseurs. L’une d’entre elles, en 2012, restera peut-être dans les mémoires. Ce jour-là, un banquier genevois indépendant a organisé un lunch pour des investisseurs privés et des family offices avec un entrepreneur français parti créer sa boîte à Cambridge, entre Harvard et le MIT aux Etats-Unis.

CEO de BioMérieux à 34 ans, Stéphane Bancel a rejoint l’année précédente un fonds de capital-risque bien connu de la région de Boston: Flagship Ventures. Là, il a pris les rênes de Moderna Therapeutics, une biotech qui a acquis aujourd’hui une notoriété sans précédent avec la pandémie. Surtout depuis que Donald Trump a fait le pari du vaccin de Moderna.

Ce vaccin de Moderna contre Covid-19 fait partie des six candidats qui font la course en tête actuellement avec un essai clinique de phase 3 sur 30’000 personnes démarrés le 27 juillet. En dehors des Etats-Unis, la Suisse est l’un des pays à avoir précommandé ce vaccin, à hauteur de 4,5 millions de doses. Sa fabrication a été confiée à Lonza, qui le produira dans ses sites de Portsmouth au New Hampshire et de Viège en Valais, si les essais sont concluants. Mais l’entreprise de Boston entretient une relation plus ancienne avec notre pays au travers des investisseurs, en particulier genevois, qui ont cru à sa plateforme technologique depuis cette conférence au Métropole.

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