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«Médecines douces», de quoi parle-t-on réellement?

Une personne utilise de l'Echinaforce, en septembre 2020 à Zurich. | Keystone / Christian Beutler

Un tiers des Suisses a recours aux médecines complémentaires chaque année — un engouement en progression, particulièrement présent côté romand. Entre traitements remboursés et «thérapies» en tous genres, cet été, Heidi.news explore un sujet qui crispe autant qu’il met en exergue les limites de la médecine conventionnelle. Episode 1.

«Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde» a écrit Albert Camus. Au malheur, pour ce qui nous occupe ici, on ne saurait dire, mais à la confusion, c’est certain. Que signifie le terme «médecines douces»? Ni dictionnaire ni synonymes ne répondent à la question. Derrière ce terme parasol se cache, en réalité, une multitude d’usages et de représentations.

Derrière l’étiquette. Dans les librairies généralistes, des rayons, bien garnis, occupent une place de choix: ceux répondant à l’étiquette «médecines douces». Il y en a pour tous les goûts et pour tous les modes de vie: «remèdes de grand-mère», santé par les plantes, «nutrition holistique», chakrathérapie ou reiki pour animaux… L’engouement populaire est réel, pas de doute – comme l'illustre, un exemple parmi beaucoup, le million d’exemplaires écoulés d’Ecoute ton corps, ton plus grand ami sur la Terre de la Québécoise Lise Bourbeau. Mais le terme «médecine douce» est-il vraiment adapté?

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