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Massacre de Boutcha: «Les médecins légistes pourraient jouer un rôle important»

Des employés de cimetière retirent un corps d'une fosse commune pour l'identifier dans une morgue, à Boutcha, dans la banlieue de Kiev, en Ukraine dimanche 10 avril 2022. | Keystone / AP / Rodrigo Abd

Face contre le goudron et poings liés. Les images du massacre de Boutcha, en Ukraine, ont choqué dans le monde entier. L’effroi laisse aujourd’hui la place aux questions. Que s’est-il passé dans la rue de Yablonska? Quel organisme supervisera l’enquête? Qui aura accès au terrain et aux corps? Comment établir la responsabilité de ces crimes?

Avec qui on en parle. «Les médecins légistes pourraient jouer un rôle important», répond Silke Grabherr, directrice du Centre universitaire romand de médecine légale, le CURML. La médecin légiste autrichienne, connue pour sa méthode révolutionnaire d’angiographie post-mortem, enseigne aussi dans certains instituts de médecine légale ukrainiens. Elle appelle, dans la mesure du possible, à une expertise internationale rapide.

Heidi.news — Est-ce qu’il existe une procédure d’enquête standard en médecine légale pour investiguer les corps des victimes en cas de suspicion de crime de guerre?

Silke Grabherr — Absolument pas. Il y a tellement de paramètres. L’Ukraine est souveraine sur son territoire. Tout dépendra de qui sera mandaté par son gouvernement pour l’enquête. Plus l’organe sera international plus l’enquête sera reconnue. (L’Union européenne discute ces jours avec Karim Khan, le procureur de la Cour pénale internationale, dans le cadre des enquêtes à mener sur les possibles crimes de guerre. L’UE a déjà annoncé octroyer 7,5 millions d’euros à la formation des procureurs ukrainiens et à la récolte de preuves, ndlr.)

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