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Manaus, le tragique scénario de l’immunité collective

Le cimetière public de Nossa Senhora Aparecida à Manaus, mai 2020. | Keystone / AP / Felipe Dana

Le coronavirus a très durement frappé la métropole brésilienne de Manaus. Suite à un premier cas en mars, les contaminations se sont accélérées à un rythme effréné probablement catalysé par la densité des logements et le manque d’eau. Les hôpitaux ont été débordés et la demande en cercueils a quadruplé. Mais depuis mai, les nombres de cas et de décès a, étonnamment, rapidement décliné. Dans un rapport publié sur medRxiv en preprint, un groupe de chercheurs du Brésil et du Royaume-Uni explique le phénomène ainsi: «le nombre de personnes infectées est tel que le virus est à court d’hôtes».

Pourquoi ce n’est pas une victoire. Après avoir mené des études sérologiques, les chercheurs estiment en effet qu'entre 44% et 66% des habitants de la ville ont été infectés depuis mars. Ce qui en fait probablement la métropole avec la plus forte prévalence au monde. Cette immunité collective, loin d’être une victoire, s’est réalisée au prix d'un coût humain tragique. Rapportés aux Etat-Unis, les chiffres brésiliens suggèrent que si deux tiers d’Américains devaient être contaminés, le pays compterait plus de 500'000 morts.

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