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Pourquoi la Suisse manque de tests face au coronavirus

Une personne de la protection civile devant l'accueil des HUG, samedi 21 mars 2020. | Keystone / Martial Trezzini

Les Hôpitaux universitaires genevois (HUG) – et l’ensemble des structures diagnostiques en Suisse et en Europe – sont confrontés à une difficulté d’approvisionnement de réactifs permettant de diagnostiquer Covid-19. Nous faisons le point avec le professeur Nicolas Vuilleumier, médecin chef du service de médecine de laboratoire aux HUG.

Heidi.news – On sait aujourd’hui qu’il y a une pénurie des réactifs alimentant les instruments qui permettent de poser le diagnostic du coronavirus en laboratoire. Expliquez-nous.

Nicolas Vuilleumier – Cela fait plusieurs semaines que les différents acteurs de la médecine de laboratoire en Suisse tentent de mobiliser les esprits autour de cette problématique qui, fort heureusement, commence à être relayée dans les médias depuis ces derniers jours. Comme dans toutes pathologies, Covid-19 compris, l’essentiel pour une prise en charge optimale des patients, c’est d’avoir le bon diagnostic pour le bon patient dans les meilleurs délais. Pour ce faire, le recours aux analyses de laboratoire est largement répandu.

Ces analyses requièrent un couple instrument-réactif indispensable, à l’image de l’essence (ou l’électricité) qui est nécessaire pour pouvoir faire fonctionner une voiture. Dès le début de cette pandémie, les structures de soins helvétiques possédaient globalement un nombre relativement adéquat d’instruments très performants, mais les réactifs pour les alimenter se sont faits attendre et ne sont toujours pas délivrés en quantité suffisante.

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