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Malgré la vaccination, les soins intensifs ne sont pas à l’abri d’une surcharge

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Dans les unités de soins intensifs suisses, un lit sur cinq est actuellement occupé par un patient Covid-19, pour une occupation totale des lits d’environ 70%. La situation est stable. Pourtant, le risque de surcharge dans les prochaines semaines ne peut pas être écarté, car les effets de la vaccination dans la tranche d’âge des 55-70 ans ne sont pas encore perceptibles. Et il s’agit de la tranche d’âge des patients Covid-19 qui, lors d’une hospitalisation, font le plus fréquemment un séjour en soins intensifs.

Le raisonnement. Pour saisir la dynamique actuelle de l’épidémie, la task force Covid-19 de la Confédération a observé le nombre de nouveaux cas, de décès et d’hospitalisations chez les personnes de plus de 75 ans et les a comparés aux données des autres classes d’âges.

Les effets de la vaccination sont perceptibles chez les plus de 75 ans (65% d’entre eux ont reçu leur première dose en Suisse). Dans cette classe d’âge, les nombres de cas, de décès et d’hospitalisations sont en effet en baisse depuis début mars.

«C’est réjouissant et cela montre à quel point la vaccination fonctionne», s’est réjoui Martin Ackermann, président de la task force, lors du point de presse hebdomadaire de l’OFSP, ce mercredi 7 avril. Avant de mettre en garde:

«Il en va différemment parmi les autres groupes d’âge, avec un  nombre croissant de cas pour les personnes de 50-70 ans. Cela signifie que de plus en plus de personnes devront être hospitalisées. Cela signifie aussi que la portion de ce groupe d’âge dans les hospitalisations va augmenter.

En automne dernier, la majorité des patients en soins intensifs venait de ce groupe d’âge. (Les patients les plus âgés, et donc fragiles, sont rarement éligibles aux soins intensifs, ndlr.) Ce qui signifie qu’en soins intensifs, la situation pourrait se tendre à nouveau.»

Patrick Mathys, chef de la section gestion de crise de l’office, complète:

«Nous ne voyons pas encore d’effets significatifs de la vaccination au niveau des soins intensifs. Il y a quelques indications, mais les données ne suffisent pas à établir de lien concret.»

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