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Les tiraillements américains face à l'hypothèse du laboratoire

La Maison-Blanche à la nuit tombée. | Keystone / AP /Patrick Semansky

C’est une longue et riche enquête qu’a produite Vanity Fair. Le magazine américain revient sur la théorie qui postule que Sars-CoV-2 se serait échappé par accident d’un laboratoire de recherche chinois, de façon chronologique et détaillée. Il met notamment en lumière le rôle majeur joué par quelques chercheurs indépendants, réunis au sein du collectif Drastic, revient sur le rapport commandé puis désavoué par l’OMS sur l’origine zoonotique de la pandémie. Enfin, il montre surtout les tiraillements internes à l’administration américaine sur cette question aux répercussions politiques lourdes.

La crainte du retour de flamme. Beaucoup de recherches chinoises de type «gain de fonction» sur les coronavirus se sont faites en coopération étroite avec les États-Unis – via des financements des NIH et de l’EcoHealth Alliance. Cette perspective était jugée par certains officiels haut placés, au sein du département d’Etat et du conseil de sécurité nationale, comme une raison suffisante pour ne pas pousser trop loin l’hypothèse du laboratoire. Une vraie «boite de Pandore», qui risquait se retourner contre Washington. L’enquête de Vanity Fair témoigne, avec plusieurs documents à l’appui, de préventions en haut lieu et des divisions de l’administration américaine sur ce sujet.

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A lire dans Vanity Fair (EN)

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