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Les tests antigéniques à la rescousse du dépistage en France

Pixabay / OpenClipart-Vectors

La France s’apprête à recourir à des tests rapides pour soulager ses laboratoires de biologie médicale débordés, relate Le Monde. Ces tests bandelettes, dits antigéniques, offrent la possibilité de détecter la présence de virus dans la salive et en une heure seulement. La Haute autorité de santé (HAS), l’agence française en charge de statuer sur l’efficacité des produits de santé, a donné son feu vert le 25 septembre. Les autorités françaises n’attendent qu’une validation clinique plus poussée pour déployer cette technique à large échelle, en complément du dépistage classique par séquençage du génome viral. De quoi augmenter l’intensité et surtout la rapidité du dépistage, qui peut nécessiter plusieurs jours dans les régions les plus touchées, autour de Paris, Lyon et Marseille. En Suisse, pour l’heure, l’OFSP ne recommande pas l’usage de tels tests.

Pourquoi ce n’est pas la panacée. Contrairement aux tests classiques, qui consistent à amplifier le génome viral présent dans les voies respiratoires par PCR, les tests antigéniques reposent sur la détection de protéines (antigènes) spécifiques du virus via une technique immunologique. Ils sont donc beaucoup moins sensibles: selon Le Monde, les deux-tiers seulement des cas attestés par PCR sont donnés positifs par les tests antigéniques. Ces limites justifient une stratégie d’emploi ad hoc, afin de complémenter le dépistage classique sans laisser passer trop de cas dans les mailles du filet. Les tests antigéniques pourraient notamment permettre de tester à répétition certains groupes très exposés, comme les résidents et les personnels des maisons de retraite, ou encore les enfants – chez qui l’écouvillonnage nasopharyngé s’avère délicat.

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