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Les servitudes de la stratégie «zéro Covid» à Hong Kong

Tolérance zéro à Hong Kong, où les nerfs de la population sont mis à rude épreuve. | Keystone/EPA / Jérôme Favre

A Hong Kong, avec moins d’une vingtaine de nouveaux cas de Covid-19 par jour — en très large partie importés et détectés en quarantaine (très) surveillée —, tout laisse à penser que la situation sanitaire est sous contrôle et que la stratégie «zéro Covid» fait merveille. Côté face, un nombre de cas limité et un semblant de retour à la vie quotidienne normale, même si toujours masquée. Côté pile, un isolement du reste du monde de plus en plus difficile à supporter, expats et travailleurs chinois confondus, doublé d’un faux sentiment de sécurité qui peut voler en éclat dès que le moindre «trou dans la raquette» est détecté. C’est ce que nous vivons depuis le 30 décembre, avec la crainte affichée d’une cinquième vague.

Des entrées au goutte-à-goutte. Très en amont, dès début février 2020 et notamment sous la pression de la société civile, le gouvernement hongkongais a d’abord drastiquement limité les points d’entrées avec la Chine, passant de 2,5 millions de visiteurs en provenance du continent en janvier 2020 à 99’000 en février, tombant à 2947 visiteurs dès avril 2020. Encore aujourd’hui, les entrées en provenance de Chine ne se comptent que par quelques milliers, 6699 exactement en octobre 2021.

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