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Les services américains inquiets de la sécurité des recherches à Wuhan dès 2017

Pixabay / OpenClipart-Vectors

Dans ce papier d’analyse, le Washington Post explique que les questionnements américains sur le niveau de sécurité dans le laboratoire de l’Institut de virologie de Wuhan remontent au moins à 2017. Deux câbles diplomatiques en font état, dont l’un s’inquiète des travaux sur les coronavirus issus des chauves-souris (initiés à la suite de l’épidémie de Sras) et du risque de transmission humaine. Des scientifiques américains en visite avaient noté un manque de techniciens et d’experts qualifiés en biosécurité. Ces informations ont commencé à circuler de nouveau au sein de l’administration fédérale au cours des deux derniers mois.

Pourquoi on vous en parle. Les doutes sur l’origine du nouveau coronavirus demeurent vifs, notamment côté américain, sans qu’aucun élément déterminant ne permette de conclure à ce stade. Se pourrait-il que l’infection humaine initiale se soit produite, paradoxalement, à l’occasion de recherches destinées à prévenir de tels événements? La présence de deux laboratoires sensibles à Wuhan – celui de l’Institut de virologie, de niveau P4, mais aussi celui du CDC de Wuhan, de niveau P2 – et le flou sur les événements initiaux ayant conduit à l’émergence de Covid-19 (un tiers des 41 premiers cas répertoriés n’a eu aucun contact identifié avec le fameux marché aux fruits de mer de la ville) laissent la porte ouverte à cette hypothèse. D’autant que la Chine se refuse à communiquer sur ce sujet, évidemment sensible.

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