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Les négociants en pétrole dansent le contango avec l’économie mondiale

Keystone/ Julian Stratentschulte

Depuis trois semaines, les traders pétroliers de Genève, Houston et Londres n’ont qu’un mot à la bouche: contango. Dans leur esprit, ce terme n’évoque pas la passion rougeoyante d’un pas de danse argentin, mais la fièvre qui s’est emparée du marché et les profits pouvant être engrangés. Un marché est dit contango lorsqu’une vente immédiate rapporte moins qu’une vente à terme, dans trois ou six mois par exemple. Ce type de contexte survient souvent en période de turbulences. Et en la matière, il est difficile de faire mieux qu’actuellement.

Pourquoi c’est intéressant. Sur le marché du pétrole, la situation est inédite. Pour la première fois, il se singularise à la fois par une surabondance de l’offre, consécutive à la guerre des prix que livrent l’Arabie saoudite et la Russie aux Etats-Unis, et par l’effondrement de la demande, provoquée par l’épidémie de Covid-19.

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