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Les mutations du variant britannique vont-elles diminuer l’efficacité des vaccins?

Pixabay / Alexandra Koch

Depuis dimanche 20 décembre, le nouveau variant britannique de Sars-CoV-2, identifié pour la première fois en Suisse le 24 décembre, rythme l’actualité: la presse s’emballe et les frontières se ferment. A ce stade, la communauté scientifique doute fortement que ce variant porte atteinte à la vaccination, sans toutefois pouvoir l’exclure. Blaise Genton, chef du groupe d’experts de la Task force vaccination du canton de Vaud, et Guiseppe Pantaleo, directeur exécutif du Swiss Vaccine Research Institute et chef de la division d'immunologie et d’allergie du CHUV, expliquent les zones d’ombre et comment s’y prendre pour trouver des réponses.

Pourquoi la question se pose. Le vaccin de Pfizer/BioNTech, le premier homologué en Suisse, est constitué d’un ARN qui, une fois dans la cellule de l’organisme, est transcrit en protéine S. Cette fameuse protéine S de Sars-CoV-2 qui permet au virus de se lier à nos cellules pour y entrer. Grâce au vaccin, l’organisme est entraîné à reconnaître cette protéine et à la combattre rapidement et efficacement en cas d’infection naturelle. Or, le variant britannique comporte 17 mutations dont deux sont situées précisément au niveau du gène codant pour la protéine S. Cela signifie qu’entre la souche dominante, pour laquelle le vaccin a été conçu, et le variant britannique, la protéine S diffère très légèrement.

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