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Les médecins devraient-ils mieux prendre en compte l'effet nocebo?

Pixabay / Gerd Altmann

Les médecins devraient prendre soin à limiter l’effet nocebo, équivalent négatif de l’effet placebo, quand ils communiquent avec leurs patients. C’est le point de vue intéressant défendu par le Dr Jeremy Howick, spécialiste de l’effet placebo et philosophe des sciences à l’université d’Oxford, dans un article pour The Conversation. Car la suggestion peut avoir des effets négatifs d’ampleur insoupçonnée: dans un essai randomisé sur l’angine de poitrine, les patients avertis des possibles effets indésirables gastriques de leur médicament étaient six fois plus nombreux à les ressentir que ceux n’ayant pas eu l’information… D’où la nécessité de prendre mieux en compte cette variable dans le discours médical.

Pourquoi c’est intéressant. D’abord, ne pas nuire. Dans le cas de l’effet nocebo, ce principe majeur de l’éthique médicale entre directement en percussion avec celui d’autonomie du patient, qui se traduit par la nécessité d’un consentement éclairé. Pour Jeremy Howick, les médecins devraient adopter une position médiane qui tient en trois points: ne pas mentionner les effets indésirables rares, s’enquérir de la volonté du patient de savoir ou non, et prendre garde de présenter les risques sous un jour positif. Autant d’éléments susceptibles d’avoir un impact objectif sur le bien-être du patient.

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