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Limites éthiques (et pistes de solutions) du suivi numérique des infections au coronavirus

L'application DP-3T, développée par l'EPFL, exige un choix individuel à chaque étape de son utilisation (installation, notification d'une exposition au Covid-19 et suivi de contacts).

En Europe et aux Etats-Unis, les gouvernements testent des applications de suivi digital des contacts (digital contact tracing) par le biais des téléphones portables. L’objectif est double: permettre aux épidémiologistes de modéliser la propagation de l’épidémie et notifier les usagers de leurs éventuelles rencontres avec des personnes infectées. Ces outils reposent sur une adhésion volontaire de la population, ce qui suppose de garantir des principes éthiques quant à la collecte de données et de créer un climat de confiance.

Pourquoi c’est crucial. Enjeu fondamental du XXIe siècle, la protection des données est une liberté précaire et complexe. En l’absence de gardes-fous, les Etats pourraient succomber à la tentation de recourir à des moyens intrusifs en invoquant l’urgence de la situation. Et le risque existe aussi que les individus renoncent à préserver leur intimité au nom de la lutte contre l’épidémie, de la même manière qu’ils se sont (plus ou moins bien) accommodés d’une surveillance accrue des gouvernements dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

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