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Les infirmières de Suisse appellent Berne à accueillir les blessées ukrainiens

Des personnes fuyant des bombardements lourds montent dans un train d'évacuation à la gare de Pokrovsk, dans l'est de l'Ukraine, le 22 mai 2022. | Keystone / AP Photo / Francisco Seco

Berne, l’impopulaire. Fin juin, sous l’impulsion du DFAE, la Confédération a refusé d’accueillir des blessés ukrainiens sur le territoire suisse — alors que les cantons y étaient favorables. Révélée au grand jour dans la presse récemment, cette décision ne cesse de faire réagir. Après le conseiller national Nicolas Walder (Les Verts/GE), c’est au tour de l’Association Suisse des Infirmières et Infirmiers (ASI) de demander à Berne de revenir sur sa décision. Elle lui adresse ce 20 juillet une lettre ouverte.

Pourquoi c’est sensible. La prise de position du DFAE se base sur des préceptes de droit international public, détaille la Tribune de Genève. La première convention de Genève spécifie en effet que si un pays neutre soigne des soldats blessés d’États belligérants, il doit s’assurer que ces derniers ne retournent pas combattre par la suite. Or, impossible pour la Suisse de le garantir, explique le DFAE. Il serait aussi trop compliqué de différencier les soldats des civils dans le flux de personnes.

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