Les données du registre national du don d’organes auront peut-être la vie sauve

Le personnel d'un bloc opératoire, procèdent a une transplantation de rein aux HUG, en avril 2022. | Keystone / Martial Trezzini

Un groupe de spécialistes de la santé veut récupérer les données du registre national du don d'organes fermé en octobre, pour les remettre à disposition des hôpitaux.

Nouveau rebondissement dans la «saga Swisstransplant». Les données des 132’000 personnes inscrites au registre national du don d’organes devaient être détruites d’ici la fin de l’année 2022. En cause, une difficulté à assurer la sécurité des données, qui a conduit la fondation à jeter l’éponge mi-octobre. Mais une trentaine de spécialistes de la santé se mobilisent désormais pour les récupérer. L’idée? Les stocker dans un registre hors ligne afin que les hôpitaux puissent continuer de les consulter par téléphone à la mort d’un donneur potentiel, révèle la NZZ.

Pourquoi ça compte. Avec l’entrée en vigueur du consentement présumé — adopté dans les urnes en mai —, un nouveau registre verra le jour, mais à une date inconnue. Dans l’intervalle, Conrad Engler, ancien responsable du département politique de la faîtière des hôpitaux H+ et coordinateur de cette fraîche «alliance du don d’organes», craint que le système ne laisse passer des donneurs entre les mailles du filet. En effet, lorsque les proches ne connaissent pas la volonté du défunt, ils refusent le don dans la majorité des cas. Dans la presse alémanique, Conrad Engler dénonce un «retour à l'âge de pierre de la transplantation».

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