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Les chances sont minces d’éradiquer Covid-19 de la surface du globe

Pixabay / Gordon Johnson

Le Sars-CoV-2 finira-t-il par disparaître? Dans un article publié sur le site de l’ONG Gavi – chargée de promouvoir la recherche et l’accès aux vaccins –, l’infectiologue Lee Hampton penche pour la négative. Il rappelle qu’une seule maladie infectieuse a été éradiquée par l’humanité au cours de son histoire: la variole, déclarée disparue en 1980. Cet exploit tient à la mise au point d’un vaccin et de stratégies d’usage efficaces, mais aussi à certaines caractéristiques de la maladie: les foyers de contamination peuvent être identifiés assez tôt pour permettre d’intervenir, et le virus ne possède pas de réservoir animal lui permettant de revenir chez l’homme.

Pourquoi ce n’est pas gagné. Toute la difficulté avec Covid-19 réside dans le fait que la période infectieuse commence en moyenne deux jours avant les premiers symptômes. Il est donc très ardu d’identifier les foyers à temps pour briser les chaines de transmission. Les coronavirus ont par ailleurs une propension à sauter les espèces: on sait par exemple que les chats peuvent être infectés et se transmettre (faiblement) le virus, ce qui ouvre la possibilité d’un réservoir animal de secours. Sars-CoV-2 est enfin conservé dans d’innombrables laboratoires dans le monde, ce qui pose un risque de réintroduction accidentelle. Tous ces facteurs plaident plutôt en faveur d’une circulation continue du virus, qu’il s’agira d’apprendre à contrôler à long terme.

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A lire sur le site de Gavi L’Alliance du vaccin

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