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Les assurances-maladie devraient amortir les surcoûts liés au coronavirus grâce aux réserves... du moins en 2020

KEYSTONE / Gaetan Bally

Le 3 mars 2020, le Département fédéral de l’intérieur (DFI) a décidé d’ajouter le test de diagnostic du nouveau coronavirus SARS-CoV-2 à la liste des analyses prises en charge par l’Assurance obligatoire des soins (AOS). Le test est désormais remboursé par l’assurance-maladie de base à hauteur de 180 francs. Même si les directives de l’Office fédéral de la santé publique préconisent un test de dépistage systématique uniquement pour les personnes à risques, environ 2000 tests sont effectués par jour dans le pays. Cela représente un surcoût lié au coronavirus de 360'000 francs par jour, rien que pour le dépistage.

Pourquoi c’est capital. La pandémie de coronavirus va indéniablement engendrer des surcoûts considérables pour les systèmes de santé, non seulement dans le domaine du dépistage, mais aussi des hospitalisations, des infrastructures sanitaires et de la vaccination/prévention. Si les réserves constituées par les assureurs devraient permettre d’amortir les surcoûts en 2020, l’impact pour le payeur de primes à court et moyen terme ne devrait pas tarder à se faire sentir.

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