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Les adolescents se sentent «sacrifiés sur l'autel du Covid», alertent les professionnels

Des Playmobiles utilisés dans le cadre de la psychothérapie pour enfants et adolescents. | Keystone / Ennio Leanza.

Réunis à l’initiative de la Fondation Brocher les 27 et 28 novembre, une vingtaine d’experts de la santé des enfants et adolescents ont été unanimes: le fardeau psycho-social lié au Covid-19 a créé une pandémie parallèle dont les effets collatéraux dépassent de loin les conséquences directes de la maladie. Une dette de santé et une détresse psychologique que sont venus confirmer une poignée d’adolescents chargés de mener une enquête sur le terrain auprès de leurs pairs.

Pourquoi c’est compliqué pour les ados. Le paradoxe des adolescents est qu’ils ont autant besoin d’autonomie pour s’épanouir – se sentir libres et prendre des risques – que de se sentir protégés dans un cadre éducatif clair. La fermeture des écoles et le confinement ont produit exactement l’inverse en les privant de repères, en les enfermant chez leurs parents et en leur barrant tout accès extérieur. Peu impliqués dans les décisions les concernant, ils ont même pu faire l’objet de pressions culpabilisantes, étant considérés comme des vecteurs de la maladie ou des transgresseurs de règles.

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