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Le variant «indien» donne des signes de résistance au vaccin Pfizer

Des seringues contenant le vaccin de Pfizer contre Covid-19, dans un centre de vaccination de Forum Fribourg, à Grange-Paccot. | Keystone / Anthony Anex

On a connu meilleure nouvelle. Le variant Delta («indien») est considéré comme plus transmissible que le variant Alpha («britannique») dominant en Europe. Mais son effet sur les vaccins – question cruciale s’il en est – reste encore mal connu. Une étude du Francis Crick Institute et de University College London (UCL) parue le 3 juin dans le Lancet apporte un éclairage important concernant le vaccin Pfizer, relayé par Le Temps. Elle montre que la quantité d’anticorps nécessaire pour neutraliser le variant Delta in vitro via la vaccination est 5 à 8 fois supérieure à celle requise pour la souche sauvage. C’est le signe d’un échappement immunitaire partiel du variant Delta face aux vaccins à ARN messager, susceptible d’avoir un impact sur l’épidémie.

Ce que ça suggère. On commence à disposer de modèles permettant d’inférer l’efficacité des vaccins Covd-19 sur la base de telles études de neutralisation in vitro. Les chercheurs anglais estiment que les personnes pleinement vaccinés avec le Pfizer sont sans doute protégées contre le variant Delta, mais ils n’excluent pas une chute d’efficacité chez les personnes âgées. Quant à l’effet protecteur de la seule première dose – mis à profit par le Royaume-Uni pour espacer les injections vaccinales de plusieurs mois –, il est considéré comme insuffisant. Enfin, les auteurs de l’étude anticipent un déclin plus rapide de l’immunité contre le variant Delta au fil des mois suivant la vaccination, qui justifie l’administration d’une (troisième) dose de rappel.

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