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Le syndrome d'auto-brasserie rend saoul sans toucher à une goutte d'alcool

Image d'illustration. | Shutterstock

Un patient chinois a subi durant de nombreuses années les caprices de sa flore intestinale: elle fabriquait de l’alcool toute seule. L’homme s’est retrouvé régulièrement avec un taux d’alcoolémie correspondant à plus de 15 shots de whisky, sans avoir bu une seule goutte d’alcool. Ces pics ont débuté en 2004 et se sont rapidement transformés en schémas réguliers. Avec le temps, les épisodes sont devenus plus fréquents et aussi plus graves: il a perdu son emploi (il était soupçonné d’être un buveur de «placard») et a dû être hospitalisé à plusieurs reprises.

Pourquoi c’est grave. Lors d’un examen approfondi, une tomodensitométrie a montré que son foie était endommagé, enflammé et criblé de dépôts graisseux. Le diagnostic est tombé: il est atteint du «syndrome d’auto-brasserie». Dans cette maladie rare, documentée pour la première fois au Japon dans les années 1950, des levures, ces mêmes champignons unicellulaire que l’on retrouve dans la fabrication de la bière ou du vin, fermentent les hydrates de carbone en quantité excessive d’alcool. Les symptômes de cette atteinte se traitent à l’aide d’antifongiques.

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Lire l'article de The Atlantic (EN)

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