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Le référendum contre le consentement présumé au don d’organes déposé à la Chancellerie

Le comité en conférence de presse à Berne ce 20 janvier. | Keystone / Peter Schneider

L’avenir du don d’organes en Suisse se jouera dans les urnes. Le comité interpartis «Non au don d'organes sans consentement explicite» a remis plus de 64’000 signatures à la Chancellerie fédérale ce jeudi 20 janvier. Leur objectif est d’empêcher la modification de loi souhaitée par le Parlement et le Conseil fédéral qui prévoit que si une personne ne se prononce pas contre le don de son vivant, ses organes pourront être prélevés à sa mort. Actuellement, c’est l’inverse qui prévaut: pour qu’un prélèvement ait lieu, il faut que la personne y ait consenti de son vivant.

Pourquoi c’est sensible. La Suisse fait figure de mauvaise élève en matière de don d’organes au niveau européen. En 2021, 72 personnes inscrites sur liste d’attente sont décédées avant d’avoir pu recevoir un organe, malgré une stabilisation du nombre de dons à un niveau équivalent à celui d’avant la pandémie. Les autorités espèrent que le passage au consentement présumé permettra de raccourcir les délais d’attente.

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