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Le long du fleuve Amazone, récit de la douloureuse propagation du coronavirus

Habitations de la mégapole de Manaus, le long du fleuve Amazone. | Keystone / Peter Klaunzer

Source de vie essentielle en Amérique du Sud, le fleuve Amazone alimente un réseau d’affluents dont dépendent environ 30 millions de personnes, souvent isolées de tout réseau routier. Voie de passages fondamentale pour le commerce et l’industrie, le fleuve a charrié son lot de maladies, comme la variole et la rougeole, par le passé. Aujourd’hui, la tragédie se répète. Dans un long article interactif, dont le cours suit celui du fleuve, le New York Times retrace le drame qui se joue actuellement en Amérique latine. Depuis la métropole brésilienne de Manaus, le coronavirus s’est propagé le long du fleuve, via des pirogues, canots de pêche et ferries, avec une rapidité déconcertante. Certains villages, pourtant isolés et sans électricité, connaissent désormais une circulation du virus plus intense que New York.

Pourquoi on vous le conseille. Ce récit, riche en images et témoignages, offre une plongée saisissante dans le quotidien des communautés indigènes frappées par le virus. Difficultés d’accès au dépistage, absence d’aide gouvernementale, périlleux acheminent des malades vers les centres de soins, le tableau que dresse le quotidien rappelle le fragile équilibre de ces populations chahutées par la globalisation. Dans de nombreux cas, le virus a été propagé par les agents de santé envoyés pour aider, précise le New York Times qui fait état de 570 décès liés à Covid-19 parmi les communautés indigènes, et plus de 18’000 indigènes infectés.

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A lire sur le site du New York Times (EN)

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