| | Radar

Le «laissez-faire» suédois commence à ressembler furieusement à un confinement

Anders Tegnell, épidémiologiste en chef du royaume, est l'un des principaux artisans de la stratégie sanitaire singulière de la Suède. | Keystone / EPA TT News Agency / Claudio Bresciani

Changement de braquet au pays de la modération. Lundi 16 novembre, le Premier ministre suédois a annoncé l’interdiction des rassemblements publics de plus de huit personnes et imploré ses concitoyens d’éviter la gym, les sorties au restaurent ou les fêtes privées. Des mesures «sans précédent dans l’histoire moderne» du pays, a-t-il souligné, alors que les soins intensifs de Suède se remplissent (150 lits occupés, contre 550 au plus fort de la crise printanière) et que les laboratoires d’analyses saturent face au rouleau de la deuxième vague. Dans beaucoup de régions, il est demandé aux habitants d’éviter les transports et de ne côtoyer que leur famille. Le Monde s’en fait l’écho.

Pourquoi c’est intéressant. Un peu malgré elle, la Suède est devenue le symbole dans le monde d’une riposte sanitaire légère – frivole, selon certains – face à Covid-19. La puissante agence de santé publique du royaume, menée sur ces questions par l’épidémiologiste Anders Tegnell, se démarque par des positions libertaires, les masques n’étant d’ailleurs toujours pas recommandés dans les transports publics. Sur le terrain, la stratégie sanitaire est entre les mains des 21 administrations régionales, plutôt que du gouvernement. Mais le «modèle suédois» ne risque pas de faire école en matière de riposte épidémique: à ce jour, la Suède compte quatre fois plus de morts que ses voisins nordiques, avec un bilan économique inférieur.

link

A lire dans Le Monde

Cet article est réservé aux abonnés.

S'abonner

Déjà abonné(e) ? Connectez-vous

Lire aussi