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Le défi d'un dernier mois d'école sans note ni évaluation

Image d'illustration. Classe d'un collège de Morges. | KEYSTONE/Laurent Gillieron

Cet article est extrait de notre newsletter quotidienne «Le Point Coronavirus: Sortir de la crise».

Marina*, prof d’anglais et de français dans un collège vaudois qui compte près de 900 élèves de 12 à 17 ans, est de retour en classe. Et malgré les craintes exprimées par certains parents et collègues à la veille de cette rentrée pas comme les autres, tout se déroule «extrêmement bien», raconte-t-elle soulagée. «Tout le monde joue le jeu. Les élèves respectent très bien les mesures sanitaires: se laver les mains en arrivant dans un nouvel endroit, ne pas traîner aux abords de l’école avant et à la sortie des cours, rester en classe durant les récréations.»

Et comment se passe la classe? «Pour l’instant, nous fonctionnons par demi-groupes. Les élèves apprécient. C’est une situation très agréable, tant pour la discipline que de l’apprentissage. Ceux qui d’habitude ne prennent pas la parole osent le faire. Ceux qui refusaient de lire devant tout le monde acceptent. Les élèves sont arrivés avec plein de questions sur la situation sanitaire, la politique, les différences entre les cantons, le fédéralisme. Ces interrogations autour d’une situation qui les a touchés dans leur quotidien, je peux les exploiter tant en anglais qu’en français. Nous avons lu des articles de presse, travaillé la compréhension de texte et la recherche d’arguments. Mais cela ne va pas durer. Dès le 2 juin, les groupes seront à nouveau complets. Et l’intérêt autour du virus, d’ici là, sera retombé.»

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