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Le consentement présumé vu par les soignants qui accompagnent le don d'organes

Le personnel d'un bloc opératoire procèdant à une transplantation après avoir fait un prélèvement sur un donneur vivant d'un rein, dans un bloc opératoire des HUG, mardi 5 avril 2022. | Keystone / Martial Trezzini

Comme ses collègues et sans aucune hésitation, Caroline Freitas votera «oui» à la modification de la loi sur la transplantation le 15 mai prochain. L’infirmière, coordinatrice du don d’organes et de tissus au sein des HUG, en est convaincue: le consentement présumé tel qu’il a été pensé par le Parlement et le Conseil fédéral devrait générer un changement de culture au sein de la population suisse tout en garantissant le respect de la volonté du défunt et de ses proches.

Pourquoi c’est plus fin qu’il n’y paraît. Pour les responsables du don et de la transplantation des HUG, réunis ce lundi 11 avril en conférence de presse, le passage du consentement explicite au consentement présumé (qui prévoit que, sur le principe, si une personne ne se prononce pas contre le don de son vivant, ses organes pourront être prélevés à sa mort) n’impliquera pas de changement drastique dans les hôpitaux. Les entretiens avec les proches des donneurs potentiels auront toujours lieu, ces derniers troquant simplement leur droit de décision contre un droit d’opposition.

Pour les soignants des HUG présents lundi, ainsi que pour leur directeur Bertrand Levrat et le ministre genevois de la santé Mauro Poggia, le passage au consentement présumé au sens large s’accompagne de l’espoir d’augmenter le nombre de dons grâce aux grandes campagnes d’information qui devront être menées et aux débats engendrés dans les foyers.

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