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Le consentement présumé pour le don d’organes est à bout touchant

Un rein est transporté dans le cadre d'une transplantation au CHUV, en septembre 2020. | Keystone / Leandre Duggan

Le 25 novembre, le Conseil fédéral a transmis au Parlement un contre-projet à l’initiative populaire «Sauver des vies en favorisant le don d’organes». Favorable à l’introduction du consentement présumé des donneurs, le gouvernement veut s’assurer que les proches du défunt puissent toujours s’opposer à un prélèvement d’organe si telle est la volonté présumée du patient. Reste désormais à savoir comment la proposition sera reçue au Parlement, a priori favorable, et si le comité d’initiative retirera la proposition initiale, sans quoi le peuple sera appelé à se prononcer.

Pourquoi ça mérite l’attention. La pénurie de dons d’organes en Suisse coûte des vies. Les patients ayant reçu un cœur en Suisse entre juillet et septembre 2020 ont dû, en moyenne, patienter environ 250 jours. Les personnes en attente d’un rein, plus de trois an et demi. En 2019, 46 personnes sont décédées dans l’attente d’un organe. Et paradoxalement, bien que la majorité de la population suisse se déclare favorable aux dons d’organes, seule une minorité de situation aboutit à un prélèvement, lorsque cette douloureuse — et rare — possibilité se présente.

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