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Le cirque est un peu triste sans animaux, mais comment regretter de les faire souffrir?

Serge Michel

Je dois vous avouer un sentiment politiquement assez peu correct. Je suis allé au cirque Knie il y a quelques jours, et malgré l’humour des deux Vincent, malgré des numéros d’acrobates à couper le souffle, cette édition du 100e anniversaire m’a laissé une impression morose. Je me suis demandé pourquoi. J’ai compris lorsqu’a été monté, au centre de la scène, le chapiteau sur lequel étaient projetées les images de la famille Knie ces dernières décennies.

Karl et Eugen, Fredy et Franco, Mary-José et Géraldine étaient sans arrêt entourés d’animaux. Alors que là, à part les chevaux de Fredy junior, les perroquets de Franco junior et quelques poneys, ce sont les humains qui ont assuré le spectacle. Des humains un peu solitaires, malgré leurs muscles et leurs prouesses.

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