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La task force scientifique dresse un bilan économique du confinement et esquisse l’après

Selon la Task Force scientifique, le confinement aboutit à une baisse de 15% du PIB mais limite de 10% cette perte vis-à-vis d’une situation épidémique incontrôlée. | Keystone / Alexandra Wey

Selon le Centre de recherches conjoncturelles de l’ETH Zurich (KOF), l’impact économique de la pandémie en Suisse se montera à 45 milliards de francs en 2020 avec un recul du PIB de 4,9% par rapport à 2019. Sous réserve de seconde vague incontrôlée cet automne, la baisse sera marquée surtout pour la première partie de l’année (-8,4%), autrement dit pendant la période de semi-confinement. Ce dernier a-t-il finalement fait plus de mal que de bien? Des économistes de la Haute Ecole de Saint-Gall ont tenté de répondre à cette question pour la task force scientifique de la Confédération.

Pourquoi c’est intéressant. Alors qu’elles n’en finissent pas de se manifester, les conséquences économiques des mesures liées au semi-confinement en Suisse font débat. La Suède qui n’a pas imposé des mesures obligatoires est souvent citées comme exemple. Toutefois, l’influence économique d’une crise sanitaire suit des mécanismes complexes où les attitudes individuelles jouent un rôle important. Même sans confinement imposé, la consommation suédoise s’est effondrée de 25% au premier semestre. Dans le même temps, celle du Danemark qui a imposé des mesures drastiques a reculé de 29%. D’autres exemples de gestion de la crise esquissent ce qui pourrait se passer maintenant.

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