| | Radar

La stratégie «zéro covid» plus efficace que les atermoiements

A Berlin en février 2021, un manifestant demande une politique de lutte contre le virus plus strict. | Keystone / AP Photo / Markus Schreiber

Deux salles, deux ambiances. D’un côté, il y a les partisans du «stop and go» (comme la Suisse, l’Allemagne ou l’Italie), plus réactifs que proactifs contre Covid-19, ne se résignant à prendre des mesures fortes qu’en cas de situation sanitaire très dégradée. De l’autre, il y a les adeptes de la tolérance zéro (comme le Japon, l’Australie ou la Corée du Sud), qui ont cherché à limiter au maximum la circulation du virus via des mesures fortes, pour ensuite contenir l’épidémie via des action ciblées et un traçage des contacts intensif. Une équipe de chercheurs européens a comparé l’efficacité de ces deux approches aux plans sanitaire et économique. Leurs résultats, publiés sous forme de commentaire dans le Lancet ce jeudi 29 avril, montrent les bénéfices de la stratégie «zéro covid» et mettent à mal l’idée selon laquelle «la gestion de la pandémie est une affaire de compromis entre la santé et l’économie», détaille Le Temps.

Pourquoi c’est intéressant.  En examinant des indicateurs épidémiologiques et économiques des 37 pays de l’OCDE, les chercheurs ont mis en évidence une mortalité rapportée à la population 25 fois inférieure chez les partisans du «zéro covid». «Le lien de cause à effet n’est cependant pas établi, mais l’association est significative», note Le Temps. Au niveau économique aussi, la balance penche largement en faveur de cette stratégie: les gouvernements partisans de la tolérance zéro ont enregistré une forte baisse du PIB dans un premier temps, mais ont limité les dégâts par la suite, alors que les pays comme la Suisse ont payé cher le manque de perspectives données aux entreprises, du fait de l’effet «yoyo» des mesures.

link

A lire dans Le Temps

Heidi.news sur Telegram, chaque fin de journée, recevez les articles les plus importants.
Inscrivez-vous!

Lire aussi