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La stratégie suisse pour gérer la deuxième vague est un échec. Quelles leçons en tirer?

Enquêteur de la cellule de traçage des contacts à Bâle, le 22 octobre 2020. | Keystone / Gaetan Bally

La Suisse a perdu le contrôle de l’épidémie. Comment le reprendre et vers quel pays se tourner pour un modèle transposable? Dans cette série de trois articles, Heidi.news dresse le diagnostic, propose un remède de cheval pour repenser la stratégie de traçage des contacts et vous emmène au Japon.

1/3 Le diagnostic. La Suisse et la plupart des pays européens ont échoué à mettre en place une stratégie efficace pour contrôler l’épidémie. Le constat est connu, ses causes sont plurielles. Quand cantons et Confédération ne se contentent pas de pointer du doigt la responsabilité individuelle des citoyens, ils se rejettent la responsabilité du naufrage. Mais qu’en est-il? Et quelles leçons tirer de cet échec collectif à 27 (cantons et Confédération)?

Ce qui s’est passé. Le 5 mai, le Parlement dotait le pays d’une stratégie de lutte contre la propagation de l’épidémie de Covid-19 «dans la perspective d'une éventuelle deuxième vague». Las, cette stratégie, dite de TTIQ (pour test, traçage, isolement, quarantaine), plébiscitée et accueillie positivement par le Conseil fédéral, n’a pas eu les effets escomptés. Ce 10 novembre, le pays se trouve au cœur d’un cyclone plus grand que lui. Le système de santé est sous tension, les hôpitaux romands appellent à l’aide, les cellules de traçage cantonales reconnaissent, plus ou moins ouvertement, ne plus pouvoir effectuer leur tâche de fourmi. L’épidémie a pris le contrôle de nos vies confinées.

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