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La pollution de l'air s'impose peu à peu comme un facteur aggravant de Covid-19

Image d'illustration, homme avec un masque à Bangkok | Keystone / EPA / Narong Sangnak

Des «preuves irréfutables» que la pollution de l’air accroît de façon significative le nombre d’infections à Covid-19, d’admissions à l’hôpital et de décès. C’est ce qu’annoncent des chercheurs basés à Birmingham et à Berne, dans des travaux relus par des pairs, à paraître dans la revue Environmental and Resource Economics. Ce n’est pas la première étude à évoquer un tel lien dans la littérature scientifique, mais elle précise le phénomène. A ce jour, c’est celle qui présente les données les plus robustes en sa faveur.

Pourquoi c’est compliqué. Constater que c’est dans les zones où les niveaux de pollution aux particules fines sont les plus élevés que le nombre de morts et d’admissions à l’hôpital est à la hausse ne suffit pas. Encore faut-il s’assurer que cette corrélation est uniquement due à la pollution, et pas à un autre facteur non pris en compte (état de santé, démographie…). Un écueil contourné ici en adoptant une échelle géographique très fine sur plusieurs municipalités des Pays-Bas éloignées des grands centres urbains, et en fondant l’analyse statistique sur une plus large palette de données.

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