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La demande en cahiers de vacances, baromètre du niveau d’angoisse des parents

Image d'illustration. | Pixabay / Engin Akyurt

Cet article est extrait de notre newsletter quotidienne «Sortir de la crise».

Comme chaque été, plusieurs milliers d’écoliers ont embarqué Klorophile dans leurs valises, le plus suisse des kangourous. Emblème des cahiers de vacances des éditions Auzou Suisse, le sympathique animal trône sur les présentoirs des librairies en compagnie des cahiers Je progresse, Max et Lili et la Chouette depuis plusieurs mois. Avec l’école à distance, le succès de ces supports de révisions en Suisse a débuté prématurément cette année, dès le mois de mars, pour le plus grand bonheur de certains éditeurs.

Pourquoi c’est intéressant. Marché juteux établi sur l’angoisse des parents ou réel apport pédagogique pour les révisions? La question de l’utilité des cahiers de vacances, à ne pas confondre avec les cahiers de soutien — plus ciblés, plus denses et moins ludiques —, est largement discutée et ce depuis des décennies. Accusés de creuser les inégalités entre les élèves, ils ne seraient efficaces pour aider les enfants à entretenir et consolider leurs connaissances durant la période estivale que sous certaines conditions. Par ailleurs, les enseignants insistent: les vacances doivent permettre aux enfant de faire une pause, avec ou sans coronavirus en toile de fond.

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