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L’union transfrontalière de TIGER efficace contre le moustique tigre

La carte montre la répartition actuelle connue de l'Aedes albopictus en Europe à partir de mai 2020. 1609 nouveaux rapports ont été soumis depuis la précédente mise à jour en août 2019. | European Centre for Disease Prevention and Control and European Food Safety Authority

Après avoir envahi plusieurs pays d’Europe, le moustique tigre est aujourd’hui une cible sanitaire en Suisse. Pour agir plus efficacement, contre Aedes albopictus dans la région du Rhin supérieur, la Suisse, l’Allemagne et la France ont décidé en 2018 d’unir leurs efforts au sein d’un projet pionnier: TIGER. La stratégie transfrontalière semble avoir porté ses fruits mais beaucoup reste à faire.

Pourquoi on vous en parle. Vendredi 13 novembre, les différents acteurs impliqués dans le programme TIGER (Tri-national Initiative Group of Entomology in Upper Rhine valley) ont tenu un symposium virtuel pour faire le bilan de leurs deux années et demie de collaboration. En préambule, le Pr Jürg Utzinger, directeur de l’Institut tropical et de santé publique suisse (Swiss TPH) a souligné le caractère unique de ce projet lancé en juin 2018 et qui pour la première fois a rassemblé trois régions frontalières, mobilisé des chercheurs, des autorités locales ainsi que des citoyens autour de la lutte contre le moustique tigre «qui ne connaît pas de frontières».

Ce moustique actif en journée provoque des piqûres particulièrement désagréables mais peut aussi être vecteur de différents arbovirus tels que la dengue, le chikungunya ou zika, responsables encore aujourd’hui de nombreux décès. Bien qu’aucun cas d’arbovirose n’ait encore été rapporté en Suisse, des pays frontaliers ont déjà été concernés. En 2017, des flambées de chikungunya se sont produites dans le Sud de la France et dans plusieurs régions d’Italie, dont Rome.

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