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L’OMS affirme-t-elle vraiment que les tests PCR ne sont pas des outils diagnostiques?

Laborantin vérifiant un prélèvement biologique dans le cadre d'une analyse PCR, à Zurich le 2 février 2021. | Keystone / Gaetan Bally

Plusieurs lecteurs nous ont interpellés sur les tests PCR, les cycles d’amplification utilisés pour détecter l’ARN du Sars-CoV-2 dans les laboratoires en Suisse et sur la récente publication de l’OMS qui demande «aux utilisateurs de suivre les instructions fournies dans le mode d’emploi lors de l’interprétation des résultats obtenus pour les échantillons analysés par la méthode PCR».

L’avis de l’OMS indique notamment que «la plupart des épreuves de PCR sont indiquées à titre d’aide au diagnostic». Ce passage a parfois été interprété comme une preuve que les tests PCR ne sont pas des outils efficaces pour poser un diagnostic d'infection. Les nombreuses questions reçues peuvent se résumer ainsi:

«L’OMS affirme-t-elle dans son avis que les tests PCR ne peuvent pas être utilisés pour poser un diagnostic?»

La réponse d’Annick Chevillot, journaliste RP et responsable du Flux Santé chez Heidi.news. J’ai déjà traité du sujet des tests PCR à plusieurs reprises: lors d’un reportage au laboratoire de microbiologie du CHUV à Lausanne le 23 mars 2020; lorsque j’ai traité de l’angle-mort des tests PCR  le 11 octobre 2020 et encore dans cet article répondant aux affirmations d’Astrid Stuckelberger.

Lors de la parution de la note de service de l’OMS en janvier, j’ai observé une recrudescence d’affirmations fallacieuses concernant la pertinence des tests PCR sur les réseaux sociaux et dans plusieurs articles. J’avais alors décidé de ne pas revenir sur le sujet, tant la notice de l’OMS était claire et n’était pas très différente de celles parues en 2020. Tout au plus, on y trouve une mise en garde supplémentaire pour les laboratoires afin que les prélèvements soient faits correctement et que les machines d’analyse soient utilisées comme l’indique le mode d’emploi des fabricants. Le but étant d’éviter les erreurs de faux positifs et négatifs.

Mais le sujet est revenu sur le devant de la scène web la semaine du 24 au 26 mars à la faveur de nouvelles interventions publiques. Je me décide donc à replonger dans les narines du sujet et dans les puits d’aliquotage. C’est un peu long, mais je l’espère assez complet.

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