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L'OFSP gonfle artificiellement le taux de positivité des tests de dépistage

Test de dépistage du coronavirus à large échelle vendredi 5 février 2021 à Villars-sur-Ollon. | Keystone / Cyril Zingaro

L’accusation est lourde. Selon les recherches de Nau.ch, les taux de positivité au Sars-CoV-2 publiés par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) sont «truqués». En effet, les résultats négatifs des tests de masse menés dans les EMS, les écoles, les hôtels et les entreprises pris en charge par la Confédération depuis fin janvier 2021 ne sont pas pris en compte dans les statistiques publiées par l'OFSP. Jonas Montani, porte-parole de l’OFSP le confirme à Nau.ch: l’obligation d’annonce ne concerne que les institutions médicales. Du coup, le taux de positivité publié quotidiennement est surestimé depuis le mois de janvier.

Pourquoi c’est problématique. Le taux de positivité est l’un des critères sur lequel se base la stratégie d’assouplissement progressif du Conseil fédéral. Pour que les bars et les restaurants puissent rouvrir en avril, le taux de positivité ne devra par exemple pas dépasser les 5% (au 16 février ce dernier était de 4,4%). Bien qu’en baisse actuellement, si le taux de positivité est artificiellement élevé à cause de résultats de tests négatifs pas pris en compte, cela ne fera que retarder cette échéance. De plus, un office fédéral devrait garantir que ses statistiques sont fiables et tiennent compte de tous les tests.

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