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L'industrie du billet se rebelle contre le déclin annoncé du cash

L'argent liquide est plus solide qu'il n'y paraît. Banque nationale suisse.

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Flouze, pèze, oseille, thune... ces synonymes argotiques de l’argent liquide seront-ils réservés aux seuls linguistes quand l’usage courant privilégiera un fade jargon technique incarnant l’évolution d’un monde sans espèces sonnantes et trébuchantes? Et le Covid-19 a-t-il accéléré un phénomène déjà enclenché, faisant la part belle au commerce en ligne et aux nombreux moyens de paiement alternatifs (cartes de crédit et de débit, PayPal, Twint…)? S’il ne fait aucun doute que les Amazon et autres Alibaba sont les grands gagnants de la crise, le déclin annoncé du cash pourrait n’être qu’un grand malentendu. Le lobby du billet en est persuadé.

La bourde de l’OMS. Tout a commencé, au début de la pandémie, par un petit impair commis par l’OMS, qui a secoué toute l’industrie gravitant autour de l’argent liquide. En faisant la promotion du paiement sans contact, l’instance multilatérale a suggéré que les échanges d’espèces étaient susceptibles de favoriser la transmission du virus. Son message a aussitôt été relayé par l’Agence bancaire européenne ainsi que par plusieurs banques centrales dans le monde.

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