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L’île de Leros, un confinement naturel qui n'est pas sans problèmes face au Covid-19

Les collines de Leros, très éloignées du continent européen (Photo: Théophile Bloudanis)

Ce texte fait partie d'une série produite par les étudiants en Master de l’Académie du journalisme et des médias de l’université de Neuchâtel (AJM). Dans le cadre du séminaire de Journalisme international de Pierre Hazan, bouleversé par l'actualité et réalisé en vidéoconférence, ils ont planché, chacun confiné chez soi, sur le coronavirus et comment il affecte la vie dans différents endroits de la planète.

Fermeture des commerces, confinement, mesures restrictives : les pays européens se replient sur eux-mêmes face au nouveau coronavirus. La Grèce et ses îles ne sont pas épargnées par cette crise. Si l’isolement d’une île peut faire sa protection en temps d’épidémies, il peut être aussi son plus grand défi. En mer Égée, l’île de Leros se prépare.

Les rues de Lakki sont inhabituellement désertes pour cette période de l’année. Les cafés sur la route qui mène au port sont fermés. La petite localité de Leros est devenue une cité fantôme. Quelques personnes se rendent à l’épicerie-resto du centre, le «Bakaliko… me tsipouro » (littéralement : l’épicerie avec tsipouro-alcool fort local). Ses tables sont rangées, ses chaises retirées. «On a dû arrêter le service avec les dernières mesures. Il y a moins de monde mais le magasin nous fait tourner quand même», confie Takis, le commerçant contacté au téléphone.

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