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L’histoire des campagnes de vaccination dessine les défis qui attendent celle contre Covid-19

Quinze jours avant l’élection de 1976 qui l’oppose à Jimmy Carter, le président Gerald Ford se fait photographier en train de se faire vacciner contre une grippe H1N1. Photo: David Hume Kennerly/Gerald R. Ford Presidential Library and Museum

Avant la vaccination, il y avait l’inoculation, une thérapie qui consistait à infecter volontairement des personnes en pleine santé avec un virus (celui de la variole en l’occurrence) pour leur conférer ce que l’on n’appelait pas encore l’immunité. Les premiers à l’avoir testée au XVIIIème siècle, c’étaient les enfants des reines et des rois: George II d’Angleterre, Louis XVI ou bien encore Catherine de Russie. Cela vous rappelle l’annonce cet été par Poutine de la vaccination de sa propre fille avec un vaccin développé contre Covid-19? Vous avez raison: l’histoire des campagnes de vaccination est très politique.

Pourquoi c’est passionnant. Cette politisation esquisse ce à quoi pourrait ressembler la vaccination contre Covid-19 si un vaccin parvient à être mis au point. Bien moins connue que celle des épidémies, l’histoire des vaccinations est pleine d’émeutes, de campagnes médiatiques féroces et d’instrumentalisation. Parce qu’elle amène l’État à toucher au corps, cette histoire est indissociable de celle des anti-vaccins, des triomphes mais aussi des échecs de la science médicale et des bassesses de la communication politique.

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