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L'été suisse dont vous serez le héros

Cela avait commencé comme une blague, au début de la pandémie, dans la sidération des premiers jours: «si ça continue, on finira par passer l’été en Suisse». Au fond, cela revenait à considérer, enfer et damnation, que de ne pas quitter son pays en juillet direction le Sud impératif était une défaite sociale, un droit de l’homme bafoué.

Vous avez choisi Neuchâtel comme première destination. Votez pour la suite sur Facebook!

Émettre des quantités coupables de CO2 pour aller s’immerger dans la félicité et la volubilité latines, comment faire sans? Et mon poisson grillé sur la plage? Et mon spritz en terrasse à Capri?

Et puis voilà, quatre mois plus tard, nous y sommes! Tant pis pour EasyJet. Un bel été chez nous, entre soi, bien à l’abri de nos frontières, même si elles sont à nouveau ouvertes. Comme le dit Suisse Tourisme, «nous avons besoin de vacances, nous avons besoin de Suisse». D’abord, c’est «safe & clean», ce qui implique, les mauvais esprits auront percuté, que c’est sale et dangereux partout ailleurs. Ensuite, il en va presque d’un devoir patriotique.

Car il faut bien remplacer les hordes chinoises et indiennes qui avaient fini par assurer une bonne partie du chiffre d’affaires de l’industrie touristique nationale. Enlevez les curieux de Wuhan et Bangalore du Jungfraujoch, ci-devant «Top of Europe», il ne reste que la neige qui, à cette altitude, a le bon goût de rester éternelle.

Chez Heidi.news, nous avons décidé de jouer le jeu. L’été sera donc suisse chez nous aussi, avec un long voyage dans nos belles contrées, du 1er juillet au 1er août, an 1 de la pandémie de SARS-CoV-2 (nous en profitons pour rappeler qu’elle n’est pas terminée).

Pour renouveler le regard sur ce pays que l’on connaît si bien, ou que l’on croit connaître, commençons par nous rappeler ceci, que l’on trouve en tapant «Suisse tourisme» dans Google :

«La Suisse est un pays montagneux d'Europe centrale abritant de nombreux lacs et villages, ainsi que les hauts sommets des Alpes. Les villes du pays comprennent des quartiers médiévaux et des monuments comme la Zytglogge (tour-clocher) de Berne, la capitale, et le pont en bois de la chapelle de Lucerne. Le pays est également réputé pour ses stations de ski et ses sentiers de randonnée. Les industries clés sont les secteurs bancaire et financier, et les montres et le chocolat suisses sont mondialement célèbres».

Oui, ça fait sourire, comme tout vade mecum. Nous inventerons le nôtre au fur et à mesure de nos prochaines pérégrinations.

Le terrain de jeu mesure 41'285 km2, avec deux massifs montagneux, un petit, un grand, et une plaine au milieu. Pour le reste, vous détenez les clés. Au départ de Lausanne, nous ferons une boucle pour aller jusqu’aux confins orientaux (Appenzell, Grisons). Dans quel sens? Celui des aiguilles d’une montre implique de commencer par le canton de Fribourg ou celui de Neuchâtel, le sens inverse nous fait démarrer en Valais. Hauts lieux touristiques, trous perdus, bonnes adresses, coins immanquables mais manqués jusqu’alors, libre à vous de nous suggérer vos envies, vos coups de cœur, vos idées.

A chaque étape, nous vous proposerons trois possibilités pour la suivante. C’est donc vous, lectrices, lecteurs, qui dessinerez le parcours. Je serai sur un vélo électrique, et parfois, masqué, dans les transports publics quand le pédaleur sera trop fatigué – trois mois de confinement et de séries télévisées ont laissé des traces sur l’organisme.

En route !

Première question: dans quelle direction vais-je rouler au départ de Lausanne? Fribourg, Neuchâtel ou Valais? Pour voter, cliquez ici ou en tête d’article!

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