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L'étatisation rampante du système de santé pourrait nous plonger dans une dystopie à la «Black Mirror»

Noémie Roten

Ces dix dernières années, le système de santé suisse a peu évolué. Il est surtout devenu hors de prix et l’un des plus chers au monde. Au point que les payeurs de primes ne pourront bientôt plus s’acquitter de leurs factures. Quel avenir pour un système qui menace d’imploser face à la charge qu’il représente? L’analyse de Noémie Roten, économiste de la santé et journaliste chez Heidi.news, apporte un éclairage passionnant.

La nouvelle année qui débute sous peu est propice aux bilans, de préférence chiffrés. Pour envisager la prochaine décennie, il est en effet intéressant de se plonger au préalable dans les faits et statistiques de ces dix, voire même vingt dernières années. Cela permet de mieux comprendre le contexte actuel et d’en dessiner les contours à venir avec plus de précision.

Un des phénomènes intéressants que j’ai observé ces dernières années est le glissement du risque lié aux primes d’assurance-maladie impayées des assurés vers les cantons:

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